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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 13:28

 

femelle géant des flandres

 

Au début de notre siècle, les opinions ont continué à se passionner pour savoir s’il venait d’amérique, volre da Patagonie, ou tout simplement de notre continent.

A titre anecdotique, relevons quelque avis d'anciens auteurs.

Demusset : Dans le cours d’Agriculture de l'abbé Rosier (1809) signalait l’arrivée du Lapin Américain en Europe de fraiche date. C'était ce fameux lapin Palagonien, dont d'aucuns ont voulu faire ensuite l'ancêtre de nos Géants, Pierre Megnin, Naudin, de Foucault acceptérent dans la seconde partie du 19ème siècle cette origine, et la défendirent.

Darwin, dans son célébre ouvrage " De la variation des animaux et des plantes " rapporte que selon Aldrovandri(1637), on élevait des lapins quatre fois plus gros que les ordinaires d’après les dires de P. Valerianus. Le Professeur Cornevin qui reprend cette assertion dans son traité de Zootechnie (1895) en conclus : " Race (les Géants) sûrement d'origine européenne, car en 1555, le nouveau monde n'avait que très peu de lapins... ".

Eugéne Meslay (1900) tranche en faveur de l'origine européenne, et plus précisément Flamande, ce qui est l'opinion des auteurs anglais. Les spéciailistes cunicoles d'outre-quiévrain : P. Bertaut, P de Keghel et V.Pulinck-Eeman font descendre le Géant des Flandres du Steenkonijn, ou lapin Agouti se rapprochant de notre garenne, et Louis Van Der Snickt insistait dans ses écrits sur la tradition Gantoise qui exploitait sur une grande échelle ce lapin depuis des années. Les faubourgs de Gand étaient en effet un berceau de la race. De nombreux amateurs, issus de la population mi-maraichère, mi-industrielle avaient fondé des Sociétés d'Elevage, dont les noms assez singuliers : " Les Sans Peur ", " Les Fréres du Dimanche ", " La Pucelle de Gand ", les " Jeunes Commerçants ", témoignent de tout un climat passionné, qui contribua certainement à dynamiser au plus haut point cet élevage. Ces Sociétés avaient des jours de réunion fixes où tous les membres devaient assister sous peine d’amende. Elles organisaient des Concours de Poids, idividuels et par groupe et bien entendu des présentations qui devinrent plus tard des espositions. Pour résumer cette ambiance particulièrement colorée et entrainante, citons le juge A.Van den Kerckoven : " L’amateur de Géants a son estaminet, où il ne rencontre, ne voit, ne lit, ne mange, etc…, ne trinque qu’avec les élevaurs de Géants ".

Le standard Gantois d'origine remonte à 1895. Il fut élaboré le 10 novembre lors d'un Concours de jeunes, et discuté l’après-midi sous la présidence de M.Nypels. De nombreuses expressions de ce standard figurent encore dans le standard Belge actuel. Deux classes étaient admises : La gris agouti à ventre blanc, et le gris fer à ventre foncé, qui était trés prisé à l'étranger et qui était élevé, bien que d’un type moins prononcé, pour satisfaire les désirs des acheteurs Allemands et Anglais.

En Allemagne fut fondé en 1897, le Club des éleveurs de Géants Belges à Leipzig. Depuis 1937, on parle de Géants Allemands outre-Rhin !

Les fanciers Anglais se spécialisérent longtemps dans la variété dite " Dark Steelgrey ", sorte de gris de fer assez foncé, avec le dessous du corps trés pâle, voire blanchâtre. Le type manquait souvent d'allure, parce que trop court. C.Wren et A.J. Watts furent durant des années de chauds supporters de cette unique variété. Le standard Anglais actuel a étendu ses variétés.

En France, après la monographie d’Eugéne Meslay qui servit longtemps de bible pour les principales races, la Société Française de Cuniculture, et plus particulièrement sa commission des standards présidée par la Vicomtesse du Bern de Boislandry et composée d'E. Meslay, R. Caucurte, H. Estiot et R. Sauton, après consultation du Juge Belge P. de Keghel, et du Juge Français , E. Desreumaux , ainsi que des éleveurs spécialistes, Mme E. Bernhard ( la créatrice du Hotot) et P. Bezin, établirent le 10.12.1919 le standard, se rapprochant directement du standard Belge. Les variétés Gris Liévre, Gris Fer, Noir et Blanc à oei1 noir y furent mentionnées. On ne saurait faire ce rapide tour d'horizon historique sans mentionner que le Club Français du Géant, devenu le Club Français de Cuniculture, fut fondé le 11 février 1926, avec pour Président E. Desreumaux, et Secrétaire, le Vicomte J. de Guerdavid. Parmi les ardents protagonistes et excellents éleveurs de Géants des Flandres, qu’il nous soit permis d’évoquer la mémoire de P.Bezin , et de citer tout spécialement l’actuel Président d’Honneur du C.F.C , André Poupardin qui entre autres trophées remporta en 1956 à Paris le Prix du Président de la République, avec un magnifique parquet.

Rappelons aussi qu’en Allemagne, le nom de W.Boxheimer, élève de L.Abenheim, est intimement lié à l’essor de la race, qu’il a élevée plus de quarante années. A Stuttgart, en 1966, sa présentation comptait 23 animaux !

Bibliographie : La France Cuniculicole Bulletin officiel novembre 1973 J.ARNOLD

Caractéristiques essentielles à rechercher

 

geant des flandres

  • Corps grand, long, large et profond. Vu de dessus forme d’un rectangle.
  • Puissante musculature. Bonne adhérence de la peau.
  • Pattes fortes.
  • Oreilles grandes, épaisses, portées droites, de longueur comprises entre 19 et 20 cm.
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Published by roulemapoule colombiculteur - dans la Cuniculture
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 13:08

geant-papillon.jpggeant-pap.jpg

les geants papillons français 

Historique et généralités.

Le Géant Papillon Français est ainsi appelé en France depuis 1954, année où son club a décidé d'unifier les anciennes appellations : Papillon Français et Papillon de l'Est. En Allemagne, il s'agit du Papillon Allemand ; en Hollande, c'est le Lorrain, et en Suisse. nous avons à faire au Tacheté Suisse. Ce Géant Papillon a une poly nationalité sur le plan européen, et son origine est considérée comme Belge, Française et Allemande. En fait, les populations primitives plus ou moins tavelées ont été observées dans différents pays. Il fut un temps lointain où la distinction avec le Papillon Anglais n'existait pas, aussi ahurissant que cela puisse paraitre aujourd'hui. C'est le traité pratique de Bonington Mowbray qui, en 1822, parle de " smut " pour désigner les tâches que l'on rencontre sur la robe de certains lapins, puis plus précisément une tache située sur un des côtés du nez. Le "double smut" situa ensuite deux taches de chaque côté du nez. Enfin, le terme " Butterfly smut " commença à mieux préciser le dessin du lapin papillon Egyptien, lapin de Tauzac, firent partie des appellations anciennes, ainsi que Japonais.

En fait, tous les lapins Papillons connus de nos jours, y compris le Rhénan, voire des races dérivées comme le Hotot, proviennent de lapins communs plus ou moins tachetés, élevés dans tous les pays du monde, et qui du point de vue génétique s’insèrent dans la grande classe des lapins panachés.

Dans les campagnes, ces peuplements d'origine ont toujours eu la faveur des agriculteurs et de leur famille. C’est ainsi que dans l’Ouest de la France, ils étaient connus depuis longtemps comme lapins Papillons, quand ils étaient assez marqués : dans le cas contraire, ils tendaient vers ce que l’on appelé le lapin à lunette, dont le Royal Normand fut l'exemple accompli. En Belgique et en Allemagne, on parlait du " Lapin de Pays " pour caractériser un type de lapin tacheté semblable à l’ancien Papillon Français, mais sans tache nasale. Sa sélection fut poursuivie un temps dans la région de Krefeld.

Voici l'opinion d'Eugéne Meslay telle qu'elle se manifestait dans le numéro du 15.11.1912 de " Lapins et Cobayes " : " Le lapin Papillon dérive d'une race commune très ancienne, mais très répandue, caractérisée par une raie le long du dos ; une tache plus ou moins grande existe sur chaque hanche ; le reste du corps, comprenant les pattes et la queue, est entièrement blanc, mais les oreilles sont colorées et souvent aussi il y a quelques mouchetures sur la face". En remontant dans le temps Mariot.Didieux ne parlait que de lapins à robe pie.

La phrase suivante de Mme du Bern de Boislandry en dit long sur l'inconstance de la marque du nez en 1900 : " Quand les narines sont noyées dans une tache noire, l'animal atteint alors la perfection ".

Les photos publiées par " Lapins et Cobayes " et plus tard dans les numéros spéciaux de " Vie à la Campagne " sont-elles aussi pleinement significatives du travail à accomplir en France, avant 1930, pour aboutir à ce que nous voyons aujourd'hui en exposition comme Géant Papillon. Reconnaissons que les Allemands étaient en avance sur nous avec leur Géant Papillon, et les photos illustrant les ouvrages de P.Mahlich et A. Will, en font foi.

Les types de ces lapins tachetés de grande taille semblent s'être orientés très tôt vers une optique pratique.

D'où l'attrait précité dans les campagnes. Tous les auteurs s'accordent alors sur la bonne conformation, la qualité de la chair, la précocité et la prolificité de ces lapins. Qu'il s’agisse des lapins de Pays, des Papillons Français, des lapins à lunettes.

En France, grâce aux efforts du Président Amour, l'essor du Géant Papillon n’a fait que croître depuis plus de dix ans. La perfection des marques s'est affirmée magistralement, alors que l'accroissement de la taille pour passer de l'ancien Papillon Français au Géant Papillon n'a pas été poussé trop hâtivement au détriment de la conformation, et des éminentes qualités pratiques qui en découlaient.

S'il y a une dizaine d'années encore, les Tachetés Suisses, les Lorrains de Hollande et les Géants Papillons Allemands se distinguaient les uns des autres par quelques traits particuliers, ceux-ci se sont bien atténués aujourd’hui. Ainsi, avons nous été assez surpris de voir à Zurich (1973) des sujets Tachetés avec des flancs moins plaqués et une fourrure moins rude qu'auparavant. Là, comme dans d'autres races, les courants internationaux créent des rapprochements élargissant favorablement l'unité de sélection.

 

petits géants papillon

  Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal 6 Kg et plus.

Corps allongé, uniformément développé.

Fourrure sans longueur excessive avec des poils recteurs discrets pour favoriser l'expression du dessin.La délimitation de l'ensemble des marques du dessin doit être la plus tranché possible 


standard  

 

 

  •     Ce qui caractérise le Géant Papillon Français, c'est sa taille un peu plus réduite que celle du Géant des Flan­dres, et son ossature moins importante. Par contre sa musculature dense et bien en relief se répartit sur tout le corps dans un bel arrondi débordant, ce qui le fait paraître moins allongé que le Géant des Flandres, et plus cylindrique.

  •     Ceci est très important, et le standard insiste sur les masses musculaires fermes et bien développées, avec un squelette relativement fin pour un lapin Géant.

  •     Il semble superflu d'appuyer sur la nécessité d'obtenir des membres antérieurs et postérieurs bien d'aplomb une poitrine étoffée, de larges épaules, un dos épais et une croupe pleine, le tout formant un ensemble harmo­nieux.

  •     Avant de parler des marques, il convient de se pencher sur la fourrure dont la contexture doit permettre, sur une conformation correcte, l'expression convenable du dessin tacheté. Elle doit être, comme le dit le standard, dense, brillante et assez souple, sans longueur excessive des poils. Ce n'est, en effet, qu'ainsi que chaque marque peut ressortir nettement sur le fond blanc de la robe. Attention au débordement des poils d'une zone à l'autre, et au pelage hirsute ou rêche.

  • Un dessin parfait est assurément difficile à obtenir. Il faut s'en approcher. Les taches groupées sur le nez en forme de Papillon ne posent pas trop de difficultés.

  • Le tour des yeux est déjà un peu plus délicat à circonscrire, et les pastilles des joues ont souvent tendance à se détacher insuffisamment. Leur taille ne doit pas être démesurée. La base des oreilles a été très travaillée depuis dix ans, et l'on peut dire que des progrès considérables ont été faits.

  • Les oreilles doivent être entièrement colorées, ce qui n'est pas toujours le cas. Toutes les autres parties de la tête doivent être nettement décolorées pour fournir une tête propre. C'est là une énorme qualité pour l'animal.

  •     La raie du dos a eu tendance à s'élargir outre mesure au cours des derniers lustres. Certes une raie mièvre ou trop déchiquetée n'est pas souhaitable, loin s'en faut. Sa largeur doit néanmoins rester non-excessive, et sa bordure bien délimitée, sans pénétration de poils blancs à l'intérieur.

  •     Les taches des flancs sont préférées bien détachées, de taille réduite et aussi arrondies que possible. Il est très rare d'obtenir une symétrie d'un côté à l'autre. Se méfier des marques trop développées qui conduisent aux plaques, ou de trop nombreuses taches qui risquent de déborder de la zone des flancs.

  •     En règle générale toutes les surfaces marquées n'ont pas intérêt à être trop étendues pour mieux se détacher sur le fond blanc de la robe.

  •     Les éleveurs de lapins Papillons obtiennent souvent des portées déconcertantes, avec, dans certains cas, un fort pourcentage de sujets unicolores dans d'autres, des tavelures anarchiques.

  •     Enfin, il peut aussi apparaître des « Chaplin » (sujets très décolorés, avec, au lieu et place du papillon du nez, une ou deux petites taches, évoquant la moustache du célèbre acteur). Fort de ces résultats, les cuniculteurs adoptent une attitude fataliste, ou sont excédés. Les difficultés d'obtention d'animaux dits standard les incitent à souhaiter des jugements très indulgents dans les concours. C'est là mal percevoir le rôle éducatif des expertises.

  •     Il ne faut pas oublier que la variabilité qui peut provoquer une oscillation considérable dans l'expression des marques, se maîtrise, dans une certaine mesure, grâce à la sélection individuelle généalogique menée systématiquement chez tous les reproducteurs utilisés. Il existe ainsi chez les Papillons comme dans les autres races des clapiers de valeur différente, des familles plus ou moins perfectionnées. Quand on possède des géniteurs éprouvés, il ne faut s'en séparer sous aucun prétexte, et refuser les propositions d'achat les plus alléchantes. Quand un accouplement a donné satisfaction, il faut le renouveler.

  •     L'élevage de toutes les populations panachées réclame un tri sévère à chaque génération, un rigoureux suivi des généalogies et des accouplements raisonnés. La simple multiplication ou la sélection de masse ne mène qu'à l'obtention de sujets de hasard.

  •     En suivant ces règles, on n'élimine pas, certes, l'apparition de sujets indésirables, mais on la limite, ce qui n'est déjà pas si mal.

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Published by roulemapoule colombiculteur - dans la Cuniculture
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